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Fête de la Sainte Barbe à Rouffignac Saint Cernin

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Samedi 29 novembre 2014, les pompiers volontaires du Centre de Secours de Rouffignac-St Cernin de Reilhac ont fêté la Sainte Barbe. Cet évènement est un véritable temps fort de l’année pour les membres du corps des Sapeurs Pompiers. C’est le moment où ils se retrouvent, autour de leur conjoint et amis, pour la traditionnelle remise des grades aux nouveaux promus, et l'attribution des diplômes et certificats professionnels.

Cette année, la tradition a été respectée en présence des Chefs de Centre de Sarlat, Thenon, Montignac, St Cyprien, et du commandant Magnanou (chef de groupement), ainsi que des élus des communes où le Centre intervient en premiers secours.

Le Chef de Centre de Rouffignac, le tout nouveau Lieutenant Patrick Montauriol, le Commandant Magnanou et Raymond Marty, Maire de Rouffignac-St Cernin, ont, tour à tour, prononcé des discours pour évoquer l'activité dense de l'année écoulée, remercier les acteurs impliqués dans leur volontariat (conjoints, municipalités, commerces, chefs d'entreprises, associations, partenaires,…) qui les soutiennent en continu dans leur engagement pour la sécurité civile locale, signaler l'intérêt de l'assistance apportée par le Comité Communal Feux de Forêts dans leurs interventions et évoquer le préoccupant problème du recrutement des effectifs.

Et, comme dans tous villages gaulois, tout finit par un banquet…, cette année, ce fut une paëlla qui rassasia plus de 100 convives, réunis dans le hangar de la caserne, avec sa dose attendue d'ambiance chaleureuse et conviviale.

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Mais, qui était Sainte Barbe, et qu'elle fût son histoire ?

Tout le monde a déjà entendu parler de la Sainte Barbe. Pourtant, qui connait la légende de cette sainte ? « Barbe la grande martyre » ou « sainte Barbe » ou « Barbara » (en grec et en latin) est une sainte de l’Église catholique romaine et de l’Église orthodoxe, fêtée le 4 décembre.

Originaire d’Orient, en Bithynie (Turquie), au milieu du IIIème siècle, sous le règne de l’empereur Maximien, Barbara est la fille unique de Dioscore (riche édile païen d'origine phénicienne). Elle est d’une grande beauté et reçoit beaucoup de demandes en mariage de puissants seigneurs. Mais elle refuse de se marier. Pour la punir, son père l’enferme dans une tour luxueuse à deux fenêtres. Pendant l’absence de son père, le Christ se révèle à elle. Elle se convertit au Christianisme. Un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduit dans la tour et la baptise. Sa conversion est matérialisée par la troisième fenêtre qu’elle fait percer dans la tour, symbolisant la Trinité. La colère de son père est terrible. Il la saisit par les cheveux, la traîne jusqu’à la ville pour la conduire devant le juge Marcien. Elle refuse d’abjurer la religion chrétienne. Le juge la condamne aux pires tortures sous le regard de son père. On lui arrache les seins avec des peignes de fer, la brûle avec des lames rougies puis elle est fouettée. Mais, par la grâce de Dieu, elle ne ressent pas la douleur. Elle est promenée nue à travers le pays, tirée par un cheval. Elle implore Dieu et un ange vient cacher sa nudité. Refusant toujours d’abjurer, le juge ordonne à son père de la décapiter. Aussitôt châtié par le Ciel, il est frappé par la foudre et réduit en poussière.

Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de Sainte Barbara qui lui fut donné.

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Légendes et pratiques autour de la Sainte Barbe

La richesse des légendes entourant cette martyre a suscité diverses croyances et pratiques chez les mineurs, les artificiers, les salpêtriers, les fondeurs, les couleuvriniers, les arquebusiers et bien sûr les pompiers qui se sont placés sous sa protection. Tous les métiers en rapport avec la foudre et le feu se tournent vers celle-ci. Saint Barbe protège de la « mâle-mort », c'est-à-dire la mort sans avoir reçu les derniers sacrements, ce qui interdisait aux fidèles d’être enterrés en chrétiens au Moyen-âge. Ainsi, les patronages de Sainte Barbe les plus connus furent ceux des mineurs, des canonniers et des pompiers. Elle fut surnommée « la Sainte du feu ».

La fête de la Sainte Barbe chez les pompiers se généralise sous la Troisième République : cérémonie religieuse, banquet et bal étaient de mise. La dimension festive se retrouve dans le faste des menus gargantuesques.

Aujourd’hui, tous les corps de pompiers ne fêtent pas la Sainte Barbe. Certains ont conservé seulement la dimension conviviale en organisant un repas entre les membres du corps. Pourtant « faire Sainte Barbe » est souvent un moment privilégié pour réaffirmer la cohésion du groupe et rendre hommage aux disparus.

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